L’importance de la charte graphique… ou l’utilité des pieds de table

L’objet de ce billet vient d’un constat que je fais depuis que j’exerce ce métier, mais encore plus depuis que je me suis mise à mon compte : on néglige trop souvent la charte graphique ! Alors que pourtant…

Pour les non initiés, l’expression de “charte graphique” peut paraître un peu barbare. Alors voici de quoi éclairer votre lanterne : il s’agit de l’ensemble des éléments qui définiront et cadreront l’identité visuelle de votre marque. Cela regroupe essentiellement le logo, les typographies, les couleurs, la base line, éventuellement des pictos et icônes, et les règles de compositions des documents émanant de votre entité (cartes de visite, signature de mail, courriers, flyers, dépliants, publications réseaux sociaux…). Elle permet donc de garder une cohérence graphique et d’avoir des supports de communication homogènes.

Pour moi, établir précisément sa charte graphique a, entre autres, deux avantages majeurs :

1/ l’identification : vous êtes reconnaissable au 1er coup d’œil ! En termes de notoriété, c’est un sacré atout ! Si je vous donne les mots “soda” et “rouge” par exemple, je pense qu’une image mentale de la marque à laquelle je pense s’est tout de suite imposée à vous ? De même si je vous dis “voiture” et “lion” ?

2/ le gain de temps : vous reprenez les codes graphiques que vous avez construits et vous n’avez plus qu’à y intégrer vos contenus. Plus de perte de temps à réfléchir pour chaque création de nouveau support !

Au cours de mes expériences professionnelles passées, j’étais la garante de la charte graphique. Et je peux vous dire que ça n’a pas toujours été un rôle facile à tenir ! Pour les non spécialistes de la com’, ça représente plutôt une contrainte, une sorte d’obstacle à leur créativité ! J’étais donc souvent perçue comme celle qui empêche ses collègues de faire comme ils l’entendent. On a essayé de me faire flancher, on m’a demandé de faire abstraction de certaines règles, on m’a expliqué par A+B que là ça allait être compliqué de faire comme d’habitude… Mais j’ai tenu bon !

Aujourd’hui je rencontre de nouveau cette réticence envers la charte graphique avec les clients que j’accompagne. Une fois le diagnostic établi et la stratégie posée, il n’est pas rare que ça bloque dès qu’on s’attaque à la dimension graphique du sujet. Que ce soit pour remettre à plat et consolider une charte déjà existante ou pour la création complète d’un univers visuel.

Soit parce qu’ils considèrent que ça marche bien comme ils le font depuis toujours … (mouais…) soit parce qu’ils préfèrent se contenter “juste d’un logo dans un premier temps. Mais en fait, ça ne marche pas comme ça. Déjà, “juste un logo” ça n’existe pas ! Comme votre table n’existe pas sans ses pieds, votre téléphone portable sans son chargeur. Si dans “un premier temps” vous pouvez vous débrouiller sans (y’a toujours l’option traiteaux-qui-traînent-dans-le-garage et mon-voisin-me-prêtera-bien-le-sien), vous êtes bien d’accord que dans la durée ça ne tient pas.

Et souvent, ce qui pose problème c’est le côté financier : oui, éditer une charte graphique complète vous coûtera plus cher que “juste un logo” car le/la graphiste aura un travail de création supplémentaire à produire et y passera davantage de temps. Et le temps…. c’est de l’argent !

Alors effectivement, au quotidien il y a déjà tellement d’investissements à faire pour rentabiliser son activité et espérer en vivre que vous faites l’impasse sur ce qui ne vous semble pas indispensable. Sauf que vous allez vite vous rendre compte que faire des supports de com’ ça prend (beaucoup) de temps : vous allez tester des tas de polices et de nuances de couleurs différentes, les documents que vous allez sortir se suivront mais ne se ressembleront pas forcément et les publications de vos réseaux sociaux n’auront pas de ligne directrice. Résultat : vous aurez du mal à vous faire une place dans le paysage local, on ne vous identifiera pas, on vous perdra !

La méconnaissance des règles typographiques et de mise en page, – quand faut-il ou non mettre une majuscule, harmonie des couleurs, encombrement de l’espace, quantité et hiérarchisation des informations … – peut aussi donner un aspect peu professionnel à vos supports et ainsi vous rendre moins crédible auprès de vos cibles. Bref, tous vos efforts et le temps que vous y aurez passé ne seront pas récompensés à leur juste valeur !

Est-ce que mettre le prix dès le départ et bénéficier de conseils et de l’expertise de professionnels n’aura pas été plus judicieux ? Vous y auriez gagné en efficacité !

Maintenant, quelle est la suite des événements ? Vous retournez dans le magasin acheter des pieds pour votre table (en espérant qu’ils les aient encore en stock), un chargeur pour votre téléphone ? Vous recontactez votre graphiste et lui demandez de se replonger dans votre dossier ? Le tarif initial ne sera peut-être plus le même car ça aurait été plus simple pour lui de tout faire en même temps…

Quand on n’est pas du métier, les spécificités de la communication peuvent sembler superflues et représenter des dépenses inutiles. Mais le retour sur investissement lui n’est pas anodin. Alors n’hésitez pas à y mettre les moyens dès le début !

Je ne suis pas graphiste donc je ne prêche pas pour ma paroisse. Je voulais juste vous exprimer mon avis sur un outil de com’ qui pour moi est indispensable ! C’est la garante de charte graphique qui vit en moi qui parle !

Pour échanger sur le sujet, faire un état des lieux de votre communication ou mettre en place votre stratégie, contactez-moi !

A bientôt.